Philanthropie autochtone : un parcours transformateur

Illustrations d'Eruoma Awashish
Aujourd’hui, le Solstice d’hiver, est une journée importante pour de nombreuses cultures autochtones. Pour clore la série La réconciliation au fil des saisons, qui marque 20 ans d’action pour la réconciliation à la Fondation McConnell, nous mettons en lumière notre partenaire le Fonds de résilience des peuples autochtones.

Pleins feux sur le Fonds de résilience des peuples autochtones

Le Fonds de résilience des peuples autochtones (FRPA) est né d’une collaboration philanthropique en réponse à la pandémie de COVID-19. Créé en juillet 2020, le FRPA s’est d’abord concentré sur les besoins des communautés autochtones, en particulier dans les domaines de la justice alimentaire, de la souveraineté alimentaire, de la santé et du bien-être mental et de la connectivité. L’organisme a d’abord été incubé à la Fondations communautaires du Canada. Dès le départ, le FRPA s’est appuyé sur une stratégie ancrée dans les connaissances et la sagesse autochtones pour éclairer ses décisions de contributions. Au cours des deux dernières années, le FRPA a approuvé 13 millions de dollars en contributions à plus de 500 communautés et/ou organisations. Les faisceaux de dons (terme utilisé par le FRPA pour désigner des contributions) vont de 5000 à 30 000 dollars pour les organisations de terrain servant les communautés autochtones.

En 2022, le FRPA a obtenu le statut d’organisme de bienfaisance, ce qui marque une étape importante. Une réunion stratégique tenue à Ottawa la même année a ouvert la voie à une nouvelle vision de l’organisation : « Des liens tissant nos relations – pour bien vivre ». Cette vision est la force directrice du FRPA pour aller à la rencontre des communautés là où elles se trouvent et pour favoriser les relations dans le cadre plus large d’une philanthropie fondée sur la confiance.

Bruce W. J. Miller, chef d’équipe par intérim du FRPA, explique que « le capital social et les relations de confiance sont au cœur de notre action. L’un de nos principaux enseignements est que la communauté sait mieux que quiconque ce dont elle a besoin ».

 

La philanthropie autochtone en croissance

Le FRPA constate aussi que la philanthropie autochtone se développe à l’échelle mondiale. La sensibilisation accrue découlant de la Commission vérité et réconciliation et de la Déclaration d’action de la communauté philanthropique a renforcé la conscience sociale, favorisant les relations réciproques et le respect. “Il y a une tendance mondiale à redistribuer aux communautés”, affirme M. Miller, qui souligne l’importance de remédier au décalage historique et de réparer les relations au sein d’un écosystème plus large.  

 Phare de la philanthropie autochtone, le FRPA poursuit ses efforts pour relever plusieurs enjeux tout en favorisant la confiance, la réciprocité et des relations enrichissantes du secteur philanthropique. Les avancées du FRPA ne font que commencer. Celles-ci montrent les possibilités qu’offre la philanthropie autochtone lorsqu’elle ouvre la voie en fonction de ses propres critères et de ceux des communautés qu’elle dessert. 

Les cycles et les saisons : un mot sur les illustrations portant sur la réconciliation

Pour souligner les 20 ans pendant lesquels la Fondation McConnell s’est engagée sur la voie de la réconciliation, nous voulons rendre hommage à nos partenaires par la série La réconciliation au fil des saisons : en voici la troisième édition. Il y a six saisons dans la culture atikamekw. Le pré-printemps et le pré-hiver sont des saisons qui permettent de se préparer à ce qui s’en vient. L’artiste Eruoma Awashish illustre le sacré des saisons et de ces saisons intermédiaires. Ses œuvres nous aident à réfléchir à la réconciliation. Comment nous préparer ou prévoir pour ce qui s’en vient, qu’il s’agisse de l’hiver qui arrive ou du prochain printemps? Les communautés autochtones et non autochtones continuent de grandir ensemble sur le chemin de la réconciliation. Il se peut qu’en cours de route, nous soyons confrontés à des questions refaisant surface de manière cyclique. Tout comme les saisons, qui nous rappellent ces cycles. Elles nous invitent à nous préparer, à revenir et à repenser à ces enjeux complexes.