Collectivités dynamiques
Collectivités dynamiques est un programme d’envergure nationale mis en œuvre localement en vue de réduire la pauvreté dans des villes canadiennes sélectionnées et, particulièrement, pour réduire la pauvreté d’au moins 100 000 foyers d’ici 2011.
Lancé en 2003, il regroupe maintenant 13 collectivités pionnières (« Trail Builders ») qui ont entrepris des projets conçus localement que gèrent et réalisent des dirigeants municipaux, des gens d’affaires, des organismes communautaires et des personnes vivant dans la pauvreté.
À ces collectivités pionnières est liée une communauté d’apprentissage formée de parties intéressées dans d’autres centres, de tous les ordres de gouvernement, de donateurs et de militants qui tirent des enseignements des activités de lutte contre la pauvreté et y participent. Collectivités dynamiques est une initiative du Tamarack Institute for Community Engagement, du Caledon Institute of Social Policy et de La fondation de la famille J.W. McConnell.
Vision stratégique
Cette initiative reflète la vision de collectivités plus inclusives, plus résilientes et plus viables, où les gens et les ressources sont mobilisés pour combattre la pauvreté et l'exclusion.
Financement total
7 285 000 $
Historique du programme
Lancé en 2003, Collectivités dynamiques regroupe maintenant treize collectivités pionnières, de Saint-Jean à Vancouver. Dans chaque ville sélectionnée, un organe de direction composé de multiples parties prenantes a recueilli au niveau local des fonds pour au moins égaler la contribution de la fondation (depuis 2003, des subventions de 2 430 000 $ aux collectivités ont amené celles-ci à amasser 4 998 000 $ supplémentaires d’autres sources). En date de juin 2008, quelque 56 806 foyers ont reçu de l’aide pour sortir de la pauvreté sous forme de mesures touchant l’accès à l’habitation, l’aménagement des biens, les pratiques patronales et les soutiens du revenu. Un total de 1 985 organismes ont participé activement (sans but lucratif 621; gouvernements 423; entreprises 425; faible revenu 127).
Dans le volet apprentissage, il y a eu 26 téléconférences sur des sujets tels que l’innovation et le leadership, le salaire vital et les pratiques patronales, et la collaboration communauté-gouvernements, pour n’en nommer que quelques-uns. Des rencontres face à face régionales et annuelles ont aussi eu lieu, notamment la réunion annuelle de Communities Collaborating Institute parainnée par Tamarack.
Le Caledon Institute a publié des documents analytiques et d’autres outils éducatifs sont disponibles sur le site web de Tamarack.
Leçon clés
- Les indicateurs quantitatifs ont leur importance, mais ils posent souvent problème (ainsi, il n'y a toujours pas de définition universelle de la pauvreté). Tous les intervenants doivent convenir à l'avance de la façon de mesurer les résultats.
- La création d'une plateforme commune de lutte à la pauvreté permet une stratégie plus multidimensionnelle et une base d'appui plus large que l'approche à la pièce, mais la collaboration exige du temps et des compétences qu'il faut favoriser et développer.
- La formule de financement externe en contrepartie mobilise des ressources supplémentaires et renforce la prise en charge locale.
- Une communauté d'apprentissage jumelée au programme aide à partager les leçons, en plus d'informer et de motiver les personnes et les collectivités qui ne sont pas encore prêtes à réaliser leurs propres stratégies de lutte à la pauvreté.
- Sur le plan des opérations, les trois principaux partenaires ont joué des rôles définis : animation, formation et orientation; recherche, collecte de données et gestion du savoir; et financement. Cela a permis à chacun de s'en tenir à son domaine d'expertise tout en contribuant à une entreprise commune.
- Il est souvent difficile de conserver le personnel pendant la phase de mise en œuvre. Un roulement trop rapide comporte un coût élevé en termes de perte d'expérience, de relations et de mémoire institutionnelle.