GénieArts

GénieArts

GénieArts réunit artistes, enseignants et élèves dans l’exploration du programme d’études à l’aide d’une forme d’art comme mode de découverte et de coapprentissage. Par exemple, la musique peut être utilisée pour l’enseignement des mathématiques, ou la création d’une murale appliquée à l’étude de l’histoire. Cette approche de l’apprentissage a eu un impact considérable et positif sur l’engagement des élèves et sur la pratique des enseignants au cours de la dernière décennie.

GénieArts est aussi un réseau d’organismes artistiques, d’établissements scolaires et d’organismes communautaires aux niveaux local, régional et provincial. C’est un forum pour la recherche, l’échange d’idées et le mentorat, un moyen d’obtenir la participation des secteurs privé et public et du milieu de l’éducation, et une source d’innovation dans la pratique de l’enseignement.

Vision stratégique

GénieArts reflète la vision d'un système d'enseignement viable et inclusif où l'élève développe sa capacité de réflexion critique et devient un agent de changement en participant à son apprentissage considéré comme un processus créatif continu.

Malgré le caractère local de la collaboration entre éducateurs et artistes, GénieArts propose à tout le Canada une communauté d'apprentissage et de pratique vouée à l'innovation continue dans le domaine de l'éducation.

Financement total

Phase I 1996-1999 2 700 000 $
Phase II 2000-2003 3 420 000 $
Phase III 2003-2008 3 600 000 $
Phase IV 2008-2010 1 000 000 $
Total octroyé :   10 720 000 $

Historique du programme

En 1996, la fondation a organisé une table ronde pour examiner le rôle de l’éducation par les arts dans la préparation des jeunes à vivre dans une économie postindustrielle. La rencontre a lieu au moment où la société met davantage l’accent sur « l’éducation pour la compétitivité » et où diminue le soutien public de l’enseignement des arts. Les participants ont proposé un nouveau modèle d’ « éducation par les arts». Celui-ci propose une approche de développement communautaire associant écoles et communautés, combinée à un modèle de perfectionnement des enseignants grâce à des partenariats enseignant-artiste.

En 1998, GénieArts est lancé avec sept partenaires1 et la Conférence canadienne des arts qui est chargée du secrétariat. Trois ans plus tard, déjà, quelque 58 000 élèves ont vécu une expérience GénieArts. Le financement est prolongé pour une deuxième phase. Trois nouveaux partenaires2 se joignent alors à GénieArts , portant le total à dix.

Durant la décennie suivante, GénieArts montre à maintes reprises son impact positif sur l’engagement des jeunes et la pratique des enseignants dans les écoles participantes. Il devient alors évident qu’il faut commencer à influencer l’ensemble du système d’éducation.

Un certain nombre de réalisations ont contribué à établir la crédibilité de GénieArts dans ce domaine. D’abord, le travail à l’école de Caslan et en d’autres endroits montre la valeur du programme pour l’obtention de succès scolaires chez les apprenants autochtones. Ensuite, le Conseil canadien sur l’apprentissage nomme un chercheur-en-résidence pour étudier l’impact de GénieArts sur l’engagement des élèves. Enfin, après un an de réflexion, les 19 partenaires3 et la fondation conviennent que GénieArts devrait devenir un organisme de bienfaisance indépendant, ayant son propre conseil d’administration et un Conseil des partenaires.

La fondation verse alors une subvention à GénieArts pour soutenir ce processus et elle siège au Conseil. GénieArts devient un organisme autonome en 2009.

Près de 500 000 élèves ont participé à GénieArts depuis sa création en 1998. L'an dernier seulement, le réseau a entrepris 281 projets GénieArts qui ont touché 27 236 enfants et adolescents.

Leçons clés

  • GénieArts catalyse l'engagement étudiant et exerce un impact favorable sur les résultats scolaires et l'achèvement des études.
  • GénieArts permet aux élèves ayant des capacités différentes d'apprendre ensemble, en même temps — un appui de taille aux stratégies d'enseignement dans les classes diversifiées d'aujourd'hui.
  • À l'inverse des programmes clé en main au contenu préétabli, les projets GénieArts sont créés de concert par les enseignants, les artistes et les élèves, et incluent souvent un contenu local. Cette flexibilité et cette ouverture ont suscité l'intérêt suivi de partenaires locaux qui défendent souvent le programme avec fougue.
  • Déterminés en partie par les élèves, les projets GénieArts étayent souvent des points de vue personnels sur l'environnement et d'autres enjeux. Cela mérite sans doute plus de recherche dans le cadre des efforts en vue de mieux saisir notre place dans le monde.
  • GénieArts permet de tirer des leçons sur la façon dont un concept peut se transformer en projets expérimentaux, puis en programme national réalisé à l'échelle locale et régionale. Fait intéressant, le programme a attiré plus de 450 bailleurs de fonds et commanditaires locaux et régionaux. Il a été plus difficile de trouver des partenaires d'envergure nationale.
  • GénieArts apprend une leçon à ceux d'entre nous qui gèrent des programmes et créent des réseaux avec un intermédiaire. Même si les deux intermédiaires étaient utiles au programme, les partenaires ont convenu que GénieArts avait intérêt à devenir un organisme distinct.
  • Un projet dans une école métisse du nord de l'Alberta a connu un résultat paradoxal à ses débuts — la baisse marquée des résultats scolaires, malgré l'effet visiblement positif du programme sur l'estime de soi des élèves et sur la culture de l'école et de la communauté. Cela nous a appris que le changement peut faire des vagues à un niveau donné, occultant ainsi des changements systémiques plus profonds. La pratique locale s'est améliorée et raffinée, et l'école fut celle qui connut le plus d'amélioration dans le district, faisant figure de modèle pour les écoles autochtones de tout le Canada.
  • Les éducateurs de la Saskatchewan ont adapté GénieArts pour créer l'approche « TreatySmarts », une étude inclusive du processus des traités au Canada, fondée sur l'apprentissage expérientiel et la création artistique conjointe.
  • Quand le Conseil canadien sur l'apprentissage a décerné à GénieArts un poste de chercheur en résidence, le programme a pu se structurer en tant que communauté d'étude et réaliser une recherche révolutionnaire sur l'engagement étudiant. Cela a des répercussions sur la gestion du savoir dans d'autres domaines, notamment l'apprentissage par le service communautaire.
  1. Art Starts in Schools (C.-B.); Calgary Arts Partners in Education Society; Community Foundation of Ottawa-Carleton; Newfoundland & Labrador Arts Council; Nova Scotia Arts Council; Portage and District Community Foundation (MAN); Saskatoon Foundation.
  2. Districts scolaires # 1 et #11, Nouveau-Brunswick; Fondation du Grand Québec; Riverside School Board, Montréal
  3. Voir une liste à jour à www.artssmarts.ca .
La fondation de la famille J.W. McConnell 1002 Sherbrooke Ouest, Suite 1800, Montréal, Québec H3A 3L6

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