Articles avec le tag ‘Systèmes alimentaires durables’

L’avenir de l’alimentation : reconstruire le centre du système alimentaire

Billet d’invité écrit par Jessie Radies, collaboratrice en alimentation locale chez Northlands

L’avenir de notre système alimentaire dépend de nous et des choix que nous faisons au quotidien. En Amérique du Nord, ce que nous mangeons, l’endroit où nous achetons notre nourriture et ce que nous cultivons influent sur la constitution du système alimentaire mondial.

Il est de plus en plus reconnu que celui-ci, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, n’est pas efficace pour nourrir la planète et aussi, qu’il entraîne un coût considérable pour celle-ci. L’autonomie des régions n’est pas encouragée, l’agriculture n’est pas financièrement viable sans des efforts constants pour réduire les coûts de production, la famine demeure bien réelle et une très grande partie de la nourriture cultivée ou élevée est gaspillée avant même de pouvoir être mangée.

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À l’échelle mondiale, les travaux dans le domaine de la science et de l’agriculture visent à fournir des calories suffisantes pour nourrir une population mondiale de 9 milliards de personnes d’ici 2050. Cela prend actuellement la forme d’une production agricole efficace à faible coût et d’infrastructures pouvant transporter, entreposer ou transformer des produits et des ingrédients partout au monde, et ce, efficacement. Cela nécessite aussi des produits chimiques et des OGM pour accroître la production annuelle et la protection contre les maladies, et minimiser le risque de mauvaise récolte. Enfin, cela veut dire que des variétés de fruits et de légumes sont cultivées en fonction de leur potentiel d’expédition. Par exemple, des oranges, des bananes et des tomates fraîches voyagent des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans l’assiette des Nord-américains qui souhaitent manger ces aliments peu importe la saison.

Depuis ma naissance, le système alimentaire est passé de local à mondial. Cependant, la nouvelle tendance dans les marges vise une production très locale et à petite échelle, qui implique une agriculture urbaine, des variétés patrimoniales et des produits artisanaux.

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Sécurité alimentaire et patrimoine culturel en alimentation au nord du Manitoba

Article d’invité par Carl McCorrister, enseignant retraité et membre du  jardin communautaire de Peguis 

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Il y a sept ans, j’ai pris ma retraite après 25 ans d’enseignement dans le nord du Manitoba. Avec l’envie d’amorcer quelque chose de neuf, je me suis inscrit en maîtrise et j’ai réalisé à quel point j’avais toujours rêvé d’un retour à la terre afin de promouvoir la sécurité alimentaire pour les miens, les gens de la Première nation de Peguis.

Située à 190 km au nord de Winnipeg dans la région des lacs du Manitoba, Peguis est la plus importante collectivité des Premières nations de la province, avec ses quelque 10 000 habitants. Dans une région où les litiges sur les droits fonciers issus de traités ont duré des années, j’ai eu la surprise de me voir offrir l’occasion de participer à la création d’un jardin communautaire qui servirait aussi d’outil pour reconnecter la Première nation de Peguis avec son territoire et son patrimoine agricole… et j’ai donc amorcé mon travail au jardin communautaire de Peguis.

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C’est en 2011-2012 que débuta la collecte de fonds en vue du jardin communautaire de Peguis, qui servirait aussi de carrefour éducatif où échanger des ressources sur la saine alimentation et le bien-être. Grâce au succès de plusieurs soirées de bingo, le projet de jardin communautaire suscita vite autant d’intérêt que d’appui, et les participants purent se mettre à l’œuvre sur le site de trois acres établi sur les terres à usage commun de la bande. La première année fut une réussite : la terre était parfaite, tellement qu’une petite parcelle fut aussitôt mise en production. La collectivité était ravie du jardin, y voyant l’occasion de récupérer le patrimoine agricole du territoire.
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Intégrer les poissons et les fruits de mer au mouvement de l’alimentation durable et locale

Susanna Fuller_Blog Author_FR Justin Cantafio_Blog Author_FRBillet d’invité écrit par Justin Cantafio, campagniste pour les pêcheries durables, et Susanna Fuller, coordonnatrice de la conservation marine au Centre d’action écologique.

Les préférences et les habitudes d’achat des consommateurs peuvent jouer un rôle fondamental dans le développement des systèmes alimentaires. Au cours des vingt dernières années, on a pu observer deux tendances qui s’écartaient l’une de l’autre en matière de consommation. D’un côté, notre société sur demande cherche des aliments commodes et facilement reconnaissables alors que des consommateurs judicieux se fient à des certifications émises par des tiers et des étiquettes écologiques pour les renseigner sur les déclarations au sujet de la santé et la durabilité. De l’autre, les consommateurs se tournent de plus en plus vers la nourriture pour ralentir leur rythme de vie et tisser des liens avec leur famille, leurs amis, leur communauté et les gens qui produisent leur nourriture.

Heureusement, la tendance vers des aliments entiers provenant directement des producteurs commence à influer sur l’envie d’aliments rapides et commodes. Graduellement, les habitudes que l’on a d’abord vues dans les marchés fermiers et les restaurants affichant un menu local au tableau noir prennent racine dans les établissements et les supermarchés. Les deux tendances ont donc amené les consommateurs à se questionner davantage sur la provenance de leur nourriture et la manière dont celle-ci a été produite, même si on remarque souvent une dégradation des valeurs sur le marché mondial des marchandises qui domine les magasins à grande surface, les fournisseurs de gamme complète de produits et les chaînes de restaurants.

Deux jeunes pêcheurs travaillent avec une fascine, une ancienne méthode de pêche à faible impact, dans la baie de Fundy en Nouvelle-Écosse

Deux jeunes pêcheurs travaillent avec une fascine, une ancienne méthode de pêche à faible impact, dans la baie de Fundy en Nouvelle-Écosse

L’alimentation durable gagne en popularité, de l’assiette en argenterie au cabaret d’hôpital. Mais alors que dans les cafétérias des universités et des écoles primaires, on proclame fièrement que le menu inclut de la volaille locale ou de la laitue biologique, plus souvent qu’autrement, hormis l’appellation « Prise du jour », un poisson reste un poisson, et une source de protéines sauvage que nous tenons pour acquis comme étant un luxe.

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Aller de pire en mieux grâce à trois seuils

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L’autre jour, quelqu’un m’a dit que tout allait de mieux en mieux, de pire en pire et de plus en plus vite. La vie ne semble plus simplement continuer comme avant. Même les entreprises de restauration rapide intègrent des objectifs de durabilité à leurs activités. Les marchés local et biologique connaissent une croissance rapide. Des études de consommation indiquent que les consommateurs du Brésil et de la Chine se préoccupent davantage d’une production alimentaire durable que ceux du Canada, des États-Unis et de l’Europe.

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Il est possible de trouver des aliments de qualité sur les marchés spécialisés et le marché dominant, mais le sol et les engrais continuent de tuer la vie marine à l’échelle de la planète, là où les rivières rencontrent les océans. Des petits agriculteurs doivent augmenter leur production ou aller s’installer en ville. Les aquifères disparaissent sous certaines des régions agricoles les plus fertiles au monde.

Ceux qu’on appelle les bonnes âmes tentent de comprendre qui sont les héros et les vilains dans cette histoire, mais les rôles ne sont plus définis de manière si évidente. J’habite une petite ferme où nous gardons les légumes au frais grâce à des climatiseurs installés sur les murs de chambres froides dans la grange. Ce sont des chevaux qui labourent nos champs, néanmoins, l’empreinte carbonique des légumes demeure élevée, à cause des climatiseurs, mais aussi parce que les clients viennent en voiture jusqu’à la ferme les jours de cueillette.

J’aimerais que le bœuf d’animaux nourris à l’herbe soit BEAUCOUP mieux que le bœuf d’animaux en parc d’engraissement, mais la science n’est pas claire à ce sujet.

 

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Une politique alimentaire nationale et l’avenir de l’alimentation

 

J’écris ce billet de blogue dans un avion, alors que je viens juste de terminer le dernier documentaire de Michael Moore, Where to Invade Next. Moore conclut son œuvre en évoquant la chute du mur de Berlin en 1989, lorsque des gens se sont munis de marteaux et de ciseaux pour briser la structure de béton devenue désuète. Selon moi, le système alimentaire de la prochaine génération de Canadiens sera aussi différent de celui d’aujourd’hui qu’est l’Allemagne de la chancelière Angela Merkel du pays dans lequel elle a grandi.

Twenty years ago, on November 9, 1989, jubilant crowds celebrated the opening of border crossings along the Berlin Wall. To find out more about the Berlin Wall, please visit www.Germany.info/withoutwalls. Copyright: Press and Information Office of the Federal Government of Germany. (PRNewsFoto/German Embassy Washington, DC)

On peut dire que les consommateurs, surtout les jeunes, ne font plus confiance à notre système alimentaire, un peu comme les Allemands de l’Est ne croient plus au mensonge soviétique. De nombreux signes portent à croire que l’alimentation de l’avenir sera plus locale, diversifiée, décentralisée, durable et biologique. En réalité, le système local connaît déjà une forte croissance en marge du système dominant, et ce, malgré un contexte politique axé depuis des décennies sur une production industrielle où l’on mesure la réussite par la croissance des exportations. La politique gouvernementale est de plus en plus déconnectée par rapport à la manière dont un nombre croissant de gens abordent l’alimentation. Ces derniers se préoccupent des répercussions sur la santé d’une surutilisation d’antibiotique et de pesticides. La disparition d’espèces entières (abeilles, monarques, thon) ainsi que les risques liés à des formes extrêmes de manipulation génétique (biologie synthétique, poisson GM) leur font peur. Ils ne font plus confiance aux produits de l’industrie alimentaire et de l’agriculture industrielle. Ils sont inquiets quant au droit des travailleurs, des agriculteurs et des pêcheurs de gagner décemment leur vie tout en cultivant la nourriture dont nous avons besoin pour survivre. Enfin, lorsqu’on leur donne le choix, comme dans le cas de la récente controverse entourant le ketchup French, ils optent sans hésitation pour des aliments locaux.

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S’alimenter de façon responsable; un défi à relever quotidiennement pour demain!

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Guest blog by Florence Lefebvre St-Arnaud, Owner, Campanipol Family Farm 

L’alimentation : thématique centrale de notre vie contemporaine et de nos enjeux prioritaires à nous, producteurs agricoles. Le système alimentaire semble vouloir tendre vers un retour à la valorisation des produits du terroir, de la qualité et de la traçabilité des produits, et de la ferme familiale. Néanmoins, il me semble aussi que ce dit système se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins.

En tant que productrice dont l’exploitation est certifiée biologique depuis près de 30 ans maintenant, il va sans dire que je souhaite que notre système alimentaire soit de plus en plus axé sur l’innovation et la mise en valeur de nos richesses locales. Je souhaite plus que tout que les actions qu’ont entreprises les générations qui nous ont précédés puissent continuer d’évoluer et de faire changer la vision que nous avons, en tant que société, de notre agriculture et de notre alimentation en général. Que ce soit par le biais d’initiatives de mise en marché collective, par la valorisation de petites exploitations spécialisées dans des productions de niche, ou par la mise en valeur et la mise à disposition d’informations sur l’agriculture urbaine et l’autosuffisance, je persiste à croire que nous devrions travailler pour avoir en main le plus de moyens possible, en tant que collectivité, pour nous permettre de nous alimenter de façon responsable…

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Lire l’avenir dans un verre de lait

Article d’invité par Isabelle Mailhot-Leduc, Coordinatrice, Systèmes alimentaires durables, Université Concordia 

Alors que j’écoute la radio d’une oreille en me préparant à souper, mon attention s’arrête soudain sur les paroles du reporter. Je monte le volume de la radio. On parle de cette manifestation qui a eu lieu plus tôt dans la journée devant une grande usine de transformation laitière à Montréal. Une cinquantaine de producteurs laitiers s’y sont réunis pour dénoncer l’utilisation du lait diafiltré provenant des États-Unis dans la fabrication industrielle de produits laitiers. Le lait diafiltré est un produit qui a été filtré à plusieurs reprises pour obtenir un liquide ultra protéiné. On peut aussi le retrouver sous forme de poudre. À la frontière, le lait diafiltré est considéré comme un ingrédient, et échappe ainsi aux tarifs douaniers imposés au lait. Les grands transformateurs se réjouissent de cette situation, car le lait diafiltré leur permet de faire des économies. Il n’y a pas que son prix qui soit compétitif. Vu sa haute teneur en protéine, il est aussi plus performant que le lait québécois pour la production industrielle de yaourts et de fromages. Mes pensées s’arrêtent sur cette expression: du lait plus « performant ».

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La technologie – un retour vers l’avenir du poisson

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eric enno tamm_This fishArticle d’invité par Eric Enno Tamm, directeur général, ThisFish

L’industrie des pêches est le plus ancien de nos systèmes alimentaires. C’est vraiment le dernier vestige de notre société de cueilleurs-chasseurs, précédant de centaines de milliers d’années la civilisation humaine (et l’agriculture). La pêche d’espèces sauvages est notre plus importante source de protéines non domestiquées – la diète paléolithique originale. La technologie et le caractère industriel de la pêche ont sans doute changé au fil des siècles, mais la quête de poisson dans les mers indomptées remonte très loin dans le temps.

Quel est donc l’avenir de cette antique quête? La révolution des technologies de l’information et l’évolution de l’attitude et du comportement des consommateurs offrent la possibilité de renverser une bonne partie des excès de la pêche industrielle du dernier demi-siècle. Les problèmes sont maintenant bien trop flagrants.

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Consommateurs, entreprises, ONG et gouvernements exigent plus de transparence et de responsabilisation dans les chaînes d’approvisionnement – pour prévenir la pêche illégale, les produits de la mer frauduleux et les violations des droits de la personne. Après avoir testé l’ADN de 1200 échantillons de produits de la mer aux É.-U., les artisans de la campagne Oceana ont démontré que 30 % de certaines espèces étaient mal étiquetés. Des enquêtes récentes ont dévoilé des récits choquants d’esclavage en mer dans le secteur des pêches en Asie du Sud. Et des universitaires estiment que 20 à 32 % des produits de la mer sauvages importés aux É.-U. sont récoltés de façon illégale. (suite…)

L’avenir de l’alimentation : du personnel au mondial

 

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Ruth Richardson_FRArticle d’invité par Ruth Richardson, directrice générale de l’Alliance mondiale pour l’avenir de l’alimentation

Nous avons un rapport intime avec l’alimentation : elle cimente nos familles et rassemble la collectivité en plus de nous nourrir. Les aliments sont aussi des marchandises, avec la production et le commerce d’envergure mondiale au carrefour des enjeux les plus pressants auxquels se bute l’espèce humaine — changements climatiques, pauvreté, santé publique, déplacements de population. Nos systèmes alimentaires et agricoles sont incroyablement résilients et diversifiés. Et pourtant, ils sont aussi fragmentés et trop souvent, non durables : la production alimentaire épuise de plus en plus nos ressources naturelles, tous n’ont pas accès à des aliments sains et nutritifs, et nos marchés mondiaux appauvrissent les économies locales plutôt que les bâtir.

L’Alliance mondiale pour l’avenir de l’alimentation nous réunit pour étudier ces enjeux d’importance cruciale. À titre d’alliance stratégique de fondations, nous voulons mettre nos ressources en commun afin d’élaborer des cadres de changement susceptibles d’accélérer collectivement la transition vers de nouveaux systèmes alimentaires garants de la durabilité, la sécurité et l’équité en alimentation, à l’opposé des systèmes marqués par la faim, la pollution, la rareté de l’eau et le déclin des cultures alimentaires.

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Pour y arriver, il faut se pencher sur l’économie de l’alimentation et plaider pour une comptabilité alimentaire équitable et transparente. En appuyant des projets tels que Food Tank et la TEEB pour l’agriculture et l’alimentation, nous voulons mettre en lumière les distorsions économiques des systèmes alimentaires. Nous élaborons pour cela des cadres qui tiennent compte à la fois des éléments positifs (piégeage du carbone, services de pollinisation, santé) et négatifs (émissions de CO2, diabète, exposition des travailleurs agricoles aux toxines, acidification des océans) des « coûts externes » de la production, la distribution et la consommation d’aliments dans les systèmes mondiaux. Comme l’a déclaré SAR le prince de Galles dans son discours célèbre sur l’avenir de l’alimentation, ce qu’il nous faut, c’est « … quelque chose de très simple… qui nous permet d’inclure dans le résultat net les coûts réels de la production alimentaire… c’est plus nécessaire que jamais. »

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L’avenir de l’alimentation : préserver la diversité pour assurer la résilience

Bob Wildfong_FR Jane Rabinowisz_FRArticle d’invité par by Jane Rabinowicz, directrice de l’Initiative de la famille Bauta sur la sécurité des semences au Canada et Bob Wildfong, directeur général de Semences du patrimoine Canada

L’avenir de l’alimentation sera dicté par des modèles climatiques et météorologiques différents de tout ce que les agriculteurs ont connu jusqu’ici – et dorénavant inévitables. Les changements climatiques vont varier selon la région géographique, mais toutes les régions connaîtront des températures non seulement plus chaudes, mais aussi plus variables et plus imprévisibles

Tout le monde a remarqué que les orages d’été semblent plus fréquents, plus violents et plus difficiles à prévoir. Les agriculteurs notent une variation plus importante des dates du premier et du dernier gel, qui dictent la durée de la saison de culture. Des sécheresses et des inondations inopinées font fluctuer le prix des aliments. Ce ne sont pas que des signes précurseurs, ce sont de vraies difficultés qui menacent un système agricole fondé sur le postulat industriel de la prévisibilité des conditions.

La plupart des déserts se situent dans deux bandes de chaque côté de l’équateur, où des courants atmosphériques tirent l’eau du sol. Le réchauffement de la planète entraîne un renforcement de ces courants, ce qui va étendre les déserts et détruire des terres agricoles. L’énorme perte de sol arable et de sources d’eau pourrait provoquer la migration en masse de populations des pays tropicaux, en regard de laquelle la crise actuelle des réfugiés – et les crises passées – fait figure de simple répétition générale pour les désastres à venir.

 

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En Amérique du Nord, nous verrons sans doute les déserts du sud des É.-U. empiéter sur les régions agricoles, ainsi que des conditions de sécheresse permanente dans les zones adjacentes comme la Californie. Les étés plus chauds réduiront d’autant que 10 % la production de blé dans le nord des É.-U. et du Canada. Malgré un réchauffement des températures moyennes, nous ne profiterons pas forcément de l’allongement des saisons de culture, en raison de fluctuations plus rapides des températures minimales et maximales.

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