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Cartographier les espaces verts à l’état sauvage à Montréal

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Vous est-il arrivé de vous promener dans un quartier familier de Montréal et d’avoir la surprise de découvrir un terrain que vous n’aviez jamais remarqué auparavant? En l’examinant de plus près, vous pourriez voir des pas dans la neige, ou un sentier en terre battue. Il y aura peut-être des graminées rustiques en fleur ou un tricot graffiti multicolore enroulé autour d’un arbre. Un frôlement dans les buissons? C’est peut-être un lapin ou un écureuil en quête de nourriture. Mais surtout, il y aura le silence – l’impression d’être en marge du brouhaha de la vie urbaine juste à côté. Wild City Mapping est un nouveau projet amorcé par « un collectif d’artistes, de défenseurs des espaces verts, d’amants de la nature et de geeks ».

Photo offerte par Wild City Mapping

Photo offerte par Wild City Mapping

 

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En Route Vers Paris: Québec s’engage à réduire de 80% ses GES, faut-il s’en réjouir ou être sceptique?

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Article d’invite par: Sidney Ribaux, Cofondateur, directeur général et porte-parole d’Équiterre

Avertissement: les opinions exprimées dans le blog ci-dessous sont celles de l’auteur et pas nécessairement celles de la Fondation

Le mois passé, lors du Sommet des Amériques sur le climat (Climat Summit of the Americas) à Toronto, le premier ministre Couillard s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec entre 80 et 95% d’ici 2050. À mon avis, il s’agit de l’engagement le plus important jamais pris par le Québec sur la question du climat.

Pourtant, plusieurs sont sceptiques. Ils se demandent comment le premier ministre peut se fixer une cible aussi ambitieuse et, du même souffle, investir dans l’exploration pétrolière sur Anticosti ainsi que 500 millions de dollars pour élargir l’autoroute 19. De toute façon, se disent-ils, il ne sera plus premier ministre en 2050…

J’ai tendance à croire en la sincérité de monsieur Couillard sur ce point. Voici pourquoi:

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Transformer la table: Ce que m’ont appris 22 entrevues avec des leaders du système alimentaire canadien

 

Sohpie Silkes_blog author_frIl y a des années, un groupe d’organismes canadiens se réunissait pour parler d’une priorité commune dans l’octroi de fonds : les systèmes alimentaires durables. Venus de tout le pays, les membres de ce collectif informel de subventionnaires ont alors cherché le meilleur moyen de partager leurs apprentissages et, parfois, d’appuyer des partenariats stratégiques en vue d’approfondir leur impact.

Au début de cet été, le groupe a commandé une évaluation de haut niveau du paysage du système alimentaire canadien afin d’éclairer son travail. À titre de boursière en innovation sociale de la fondation McConnell, volet des systèmes alimentaires durables, j’ai eu la chance unique de réaliser des entrevues pour étayer cette évaluation menée par Eco-Ethonomics.

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J’ai notamment posé les questions suivantes : Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans le système alimentaire canadien? Quels sont les leviers essentiels du changement? Pour un changement durable, quel est le moyen le plus efficace de collaborer entre secteurs et régions?

 

J’ai parlé à 22 leaders, acteurs et influenceurs dotés d’un éventail d’expertises dans notre système alimentaire national, dans tous les domaines de travail – production, transformation, distribution et industrie – et dans tous les secteurs – universitaire, sans but lucratif, privé et gouvernemental. Il en est ressorti des thèmes incontournables.

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En Route Vers Paris: La clé du succès d’un plan climatique? Augmenter la taxe sur le carbone

Article d’invité par Matt Horne, directeur associé régional, Colombie-Britannique, Pembina Institute

Avertissement: les opinions exprimées dans le blog ci-dessous sont celles de l’auteur et pas nécessairement celles de la Fondation

Augmentez la taxe sur le carbone en C.-B.

Si j’avais juste une phrase à dire sur l’imminent plan de leadership climatique en C.-B., ce serait celle-là. On m’offre quelques centaines de mots et je vais donc préciser un peu plus ma pensée.

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Adoptée en 2008, la taxe sur le carbone en C.-B. a été un succès – économique, environnemental et politique. L’économie de la C.-B. a surpassé celle du reste du Canada, la consommation de combustibles fossiles par habitant a chuté et tous les partis ayant des députés élus appuient la politique.

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Ce qu’il en coûte pour bien manger – une histoire d’Acadie

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Mon repas à 10,25 $

Samedi matin : le marché fermier de Dieppe aux alentours de Moncton bourdonne d’activité. Les étals débordent de produits locaux : légumes en abondance, fraises juteuses et confiture de bleuets, viande et fromage, vin et cidre de pomme. À l’aire de restauration, je prends un sandwich aux légumes (5 $) et mon fils, une petite boîte de dumplings (5 $). Nous partageons un frappé aux fraises (5,50 $) et deux muffins (5 $). Pour 10,25 $ chacun, nous avons savouré un délicieux repas préparé sur place et largement composé d’ingrédients locaux.

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En route vers Paris : L’Alberta en mutation – l’Energy Futures Lab

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Article d’invité par Chad Park, directeur général, The Natural Step Canada

Avertissement: les opinions exprimées dans le blog ci-dessous sont celles de l’auteur et pas nécessairement celles de la Fondation

Il y a six mois, je suis revenu à Edmonton avec ma femme et nos jeunes enfants, après avoir quitté l’Alberta il y a près de 20 ans. Pourquoi ce retour? Une occasion qui ne se présente qu’une fois dans la vie : diriger l’Energy Futures Lab – un projet si opportun et si pertinent que je n’ai pu résister à l’appel.

La façon dont l’Alberta choisit d’aborder les changements climatiques, la sécurité énergétique et le développement durable est un élément clé de sa prospérité, et de celle du pays tout entier. Il n’était pas question de laisser passer la chance de participer à un projet qui contribue à éclairer cette décision.

À partir du constat inquiétant de notre dépendance envers le prix d’une matière première qui échappe à notre contrôle, jusqu’au résultat étonnant des élections provinciales cet automne, les signes étaient clairs : l’Alberta était prête à amorcer un nouveau débat sur son avenir énergétique. Dans mes rencontres avec des centaines de leaders et de groupes de toute la province dans les derniers mois, la réaction la plus courante à l’Energy Futures Lab a été : « Wow! Ça ne pouvait pas tomber plus à pic! »

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Polliniser le changement systémique dans les études supérieures grâce à l’évaluation

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chad_blog author_FRRECODE vit une période exaltante – alors que le travail poursuit son essor sur des campus d’un bout à l’autre du Canada, nous sommes à élaborer des moyens d’évaluer et de mesurer de manière efficace l’impact de ce travail. La question qui nous guide : « À quoi ressemblera le succès? ». Pour nous aider à y répondre, nous avons prévu un ensemble de résultats recherchés, tout en étant conscients du fait qu’il y aura plusieurs inconnues. RECODE travaille au sein du système plus vaste des études supérieures, un système également complexe; c’est pourquoi il faut concevoir et adapter en conséquence notre cadre d’évaluation.

Tim Draimin, directeur général de Génération de l’innovation sociale, m’a récemment suggéré de lire The Rainforest : The Secret to Building the Next Silicon Valley. Le livre explore le rôle de la nature humaine et des réseaux humains dans la création du changement et l’innovation, à partir de l’hypothèse que pour vraiment influer sur le changement, nous devons mieux saisir le rôle des piliers. Dans les systèmes biologiques – forêt ou océan –, les espèces piliers agissent souvent comme pôles d’appui essentiels. Elles interagissent à tant d’égards utiles avec tant d’autres parties de l’écosystème que leur présence exerce un impact démesuré sur le système (traduction libre, page 70). Pensez au rôle de l’abeille pollinisatrice dans notre système alimentaire et cela vous donnera une idée de l’importance des espèces piliers.

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En route vers Paris : Ouvrir la porte à des collectivités écoénergétiques – un cadre de mise en œuvre


Article d’invité par Eric Campbell, directeur par intérim, Programmes et services, QUEST et 
Sarah Marchionda, gestionnaire, recherche et éducation, QUEST

 

Avertissement: les opinions exprimées dans le blog ci-dessous sont celles de l’auteur et pas nécessairement celles de la Fondation

Les collectivités – là où les gens vivent, travaillent et s’amusent – utilisent 60 % de l’énergie consommée et produisent plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. Autrement dit, si on investit, qu’on planifie et qu’on applique des modèles efficaces de collectivités écoénergétiques, on peut agir directement sur les problèmes du Canada en matière d’énergie et d’émission de GES.

QUEST croit que cette vidéo fait voir trois caractéristiques fondamentales des collectivités écoénergétiques.

  1. D’abord, la collectivité écoénergétique intègre les réseaux d’énergie classiques. Cela veut dire que les réseaux d’électricité, de gaz naturel, de systèmes énergétiques communautaires et de carburants de transport sont mieux coordonnés afin de jumeler les besoins en énergie à la source la plus efficiente.
  2. Ensuite, la collectivité écoénergétique intègre l’utilisation des terres, selon le principe qu’une mauvaise utilisation des terres peut entraîner un énorme gaspillage d’énergie.
  3. Enfin, la collectivité écoénergétique exploite les possibilités énergétiques du milieu.

Bien des cités et des villes au Canada ont pris leur énergie en main, reconnaissant à quel point l’énergie exerce un impact important sur l’économie, la santé et la résilience de la collectivité. Ce sont des vitrines de certaines caractéristiques de la collectivité écoénergétique.

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Peindre l’avenir : Plus de débouchés pour des aliments sains produits localement de manière durable

Beth-author-FRIl y a trois ans, j’ai fait partie d’un petit groupe de cadres supérieurs de trois fondations qui s’étaient réunis pour parler de leur travail commun en vue d’appuyer le développement d’aliments sains produits localement : faciliter l’accès aux marchés pour les agriculteurs; améliorer les chaînes d’approvisionnement; préserver les bonnes terres agricoles; sensibiliser la population et éclairer les politiques publiques. Ce qui manque, avons-nous songé, c’est la toile de fond qui nous aiderait, ainsi que d’autres, à saisir le contexte dans lequel s’inscrit tout ce travail : importations, exportations, pollution, gaspillage, taxes et subsides.

Nous avons donc décidé de commander ensemble une recherche qui peindrait ce tableau, et mandaté une équipe dotée d’un vaste éventail de compétences et d’expérience dirigée par Atif Kubursi d’Econometrics. À la solide expérience de l’équipe d’Econometrics en matière de modélisation de l’économie et du transport s’ajoutaient la connaissance de la dynamique rurale apportée par Harry Cumming et l’expertise en matière de politiques alimentaires fournie par Rod MacRae. Tout au long des travaux, la conversation s’est poursuivie entre chercheurs et personnel des fondations.

Contrairement à la plupart des artistes qui peignent un paysage, les chercheurs ignoraient de quoi l’œuvre aurait l’air une fois terminée. Le plan de communication s’en trouva sérieusement compliqué, mais le processus fut excitant jusqu’à la fin! La recherche entreprit de faire le suivi des principaux impacts économiques et environnementaux du système alimentaire dans le sud de l’Ontario (une région où travaillaient les trois fondations). Le constat : l’alimentation locale exerce des impacts largement positifs – l’économie alimentaire crée des emplois et produit des recettes fiscales.

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En route vers Paris : Une économie à faibles émissions de carbone est en train de naître dans des collectivités de l’Ontario

 

Article d’invité de Mike Morrice, Executive Director, Sustainability CoLab

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« Pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas marcher ailleurs? »

C’est la question qui nous a incités à créer Sustainability CoLab il y a trois ans, juste avant l’autre question qui nous aide à garder le cap depuis lors : « Et quelle pourrait être l’influence collective d’un réseau tout entier de programmes du même genre? »

CoLabTransSmallQuinze mois après la création de CoLab — et sur la lancée de Paris en décembre prochain –, nous pouvons maintenant commencer à parler de la façon dont l’économie à faibles émissions de carbone est en train de s’enraciner dans des collectivités de tout l’Ontario.

Aujourd’hui, le programme qui nous a inspiré la création de CoLab – le Regional Carbon Initiative (RCI) de Sustainable Waterloo Region – poursuit son essor. Le RCI réunit un éventail d’acteurs improbables qui entraîne 14 % de la main-d’œuvre de la région de Waterloo dans un voyage collectif vers la durabilité : tous apprennent les uns des autres, connectés à un réseau de soutien, et rapportent leurs résultats en regard de cibles établies pour réduire leur empreinte de carbone.

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