Articles avec le tag ‘Beth Hunter’

Confiance et traçabilité

Beth-author-FRL’autre jour, mon mari a griffonné à l’intention d’une dizaine d’amis et de voisins un courriel intitulé Viande, œufs et panais. Notre amie Kathleen s’en venait en ville et avait offert d’apporter des produits de sa ferme. Il a inclus les réponses de Kathleen à ses questions sur le mode de production des aliments :

« Nous ne faisons rien au bétail; les animaux viennent au monde et passent toute leur vie dans le troupeau – jusqu’au jour fatal. Ils mangent ce qu’ils broutent dans le champ et le foin que nous leur donnons, rien d’autre – pas de céréales pour l’engraissement. Les poules sont libres de courir partout et ne mangent que du grain certifié biologique. Elles jouissent de la vie sans autre intervention de notre part – sauf, bien sûr, quand je les flatte ou que mon fils leur fait des câlins! Les légumes proviennent de semences biologiques si nous pouvons en trouver, avec pour seul engrais le fumier de nos bêtes. Pas d’herbicides ni de pesticides, juste beaucoup de paillis et de désherbage. »

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Alimentation gazéifiée

Beth-author-FRL’impact de la production, la transformation, la distribution et la consommation des aliments sur l’émission de dioxyde de carbone fait l’objet d’inquiétude et de débats depuis que les changements climatiques ont commencé à nous préoccuper. Il n’y a pas que le Coca-Cola et le Pepsi qui sont gazéifiés dans notre alimentation : les systèmes alimentaires produisent entre le cinquième et le tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde.[1]

Une bonne part de ces émissions provient de l’agriculture, mais on note l’effet croissant du transport, de la réfrigération, des pratiques de consommation et de la gestion des déchets. Les entreprises du secteur alimentaire peuvent prendre des mesures pour réduire leur empreinte carbone – et plusieurs le font déjà. Un rapport produit récemment par un titulaire de subvention de la Fondation, Climate Smart, souligne ce que 77 entreprises du secteur alimentaire de la C.-B. ont fait pour réduire leur bilan carbone, entre autres, Left Coast Naturals (distributeur), Van Houtte (café), Recycling Alternatives (recyclage de biocarburant) et Tacofino (camions de cuisine de rue). (suite…)

La danse de l’illusion

Beth-author-FR
« Chaque camp joue un rôle – l’ONG hyperallégée qui peut changer le monde avec des miettes et le philanthrope bienveillant qui mise toujours sur le bon cheval. »

~Laurie Michaels (philanthrope, présidente du conseil d’administration de l’Institut Aspen)

Horse Race. Photo by Sheree Zielke, 2007. CC BY-NC-ND 2.0 / https://flic.kr/p/AbUi2

Horse Race. Photo by Sheree Zielke, 2007. CC BY-NC-ND 2.0 / https://flic.kr/p/AbUi2

À la conférence annuelle du Réseau canadien des subventionneurs en environnement le printemps dernier, j’ai animé avec Devika Shah de l’Institut Pembina une séance au titre provocateur, Arrêter la danse de l’illusion. Le panel était formé de deux subventionneurs et deux subventionnés, et leurs réflexions ont déclenché une vive discussion qui m’habitait encore des semaines plus tard.

C’est Tim Brodhead, ex-PDG de la Fondation McConnell, qui a utilisé pour la première fois l’expression danse de l’illusion, en référence à une dynamique qui s’installe quand des groupes font semblant de pouvoir résoudre un énorme problème et que des subventionneurs font semblant de les croire. Comme l’expliquait Tim, cette illusion n’est nullement délibérée ou malintentionnée. Elle reflète plutôt une tendance des organismes et des subventionneurs à élaborer ensemble des accords et des rapports de financement sans jamais reconnaître tout à fait que les meilleurs plans dérapent souvent pour des questions de pouvoir et de politique. À partir du constat qu’à titre de subventionneurs, il nous arrive de miser sur le mauvais cheval et que les titulaires de subvention œuvrent souvent dans un cadre complexe et imprévisible, une réflexion sur cette séance m’a semblé un début tout indiqué pour ce blogue.

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