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La pratique en collaboration : de l’évolution à la révolution

Par Paul McArthur,

Imaginez-vous dans une grande salle de conférence d’hôtel, portant votre plus belle tenue de ville décontractée et une carte autour du cou pour arborer fièrement votre nom et celui de votre organisation à la centaine d’autres participants. Comme la plupart des personnes présentes, vous êtes venu de loin et avez pris congé du travail dans l’espoir d’enrichir vos connaissances et de tisser des liens pouvant vous servir à rendre le monde meilleur. Pendant l’atelier de l’après-midi, un sujet important est soulevé : les principaux acteurs du système travaillent en vase clos et manquent des occasions d’avoir collectivement un poids synergique. Inspirée par cette observation, votre équipe griffonne rapidement des notes sur un tableau de papier avant de s’adresser au reste du groupe : « Le travail en vase clos nous fait aborder le problème d’une façon qui n’est pas efficace et qui laisse certains besoins des plus démunis non comblés! » Ce constat est accueilli par des applaudissements enthousiastes et approuvé par les autres participants. Après un mot de la fin, la conférence se termine, et vous prenez la route pour retourner chez vous.

En retournant au travail la semaine suivante, vous vous attaquez aux nombreuses tâches que vous aviez remises à plus tard en raison de la conférence. Vous vous demandez : « Qu’adviendra-t‑il des excellentes idées que nous avons notées sur ce tableau? Pas de temps pour un suivi maintenant, c’est l’heure de la prochaine réunion. » Deux semaines plus tard, vous y réfléchissez à nouveau et vous vous rendez compte que vous-même, défenseur autoproclamé de la collaboration, avez retrouvé VOTRE vase clos, comme beaucoup d’autres partisans du changement ayant participé à la conférence.

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Pourquoi un voyage d’études à Boston?

 

À Boston, on trouve des projets d’avant-garde d’entrepreneuriat social (EforAll, le MassChallenge); de revitalisation des quartiers et d’innovation citoyenne (The Mayor’s Office of New Urban Mechanics, Dudley Street Neighborhood Initiative, Roxbury Innovation Center); et de participation des jeunes à l’innovation sociale (YouthBuild, DesignX-MIT et Mission Hill School). La ville inspire aussi des praticiens ayant fait des recherches poussées dans le domaine de la viabilité, des villes intelligentes et de l’inclusion. Boston est plus qu’un pôle d’innovation sociale, c’est l’une des villes les plus cosmopolites des É.-U. Des rues historiques de Cambridge à deux pas de Boston, aux admirables maisons victoriennes en enfilade de Black Bay, la ville est adaptée à tout un éventail de modes de vie.

Du 14 au 16 novembre 2016, un groupe de 28 innovateurs canadiens a rencontré à Boston des représentants de 13 organismes créateurs du changement et des professeurs de l’Université Harvard, du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université Tufts afin d’échanger expertise et points de vue sur la manière de bâtir des villes plus inclusives, plus résilientes et plus innovantes. À partir du postulat que les agents du changement viennent de tous les secteurs et tous les horizons, l’itinéraire pouvait convenir à une panoplie d’intervenants qui participent à la création d’une ville : entrepreneurs, chercheurs, leaders communautaires et membres du secteur privé. Le caractère interdisciplinaire du groupe nous a permis d’aborder des enjeux similaires sous divers angles.

Télécharger le rapport pour en savoir plus. 

De l’OSBL à l’entreprise caritative : modèle de financement novateur pour une bonne cause

Par Justin Scaini, Capitalize for Kids

Chaque organisme sans but lucratif (OSBL) ou caritatif a ses propres défis à relever pour maintenir la qualité de ses services et continuer d’exister. Un défi presque universel est celui du financement. Chacun possède sa recette secrète pour attirer les dollars. Fonds gouvernementaux, dons individuels, partenariats d’entreprise, entreprise sociale ou autres modèles de financement, chacun cherche une formule adaptée à sa situation particulière.

Fondé en 2013, Capitalize for Kids repose sur un mode de financement unique qui l’a aidé à assurer sa viabilité financière. Nous avons bâti l’organisme d’abord comme une entreprise. Nous sommes un OSBL, mais nous nous définissons comme une entreprise caritative.

Nous avons conçu l’organisme en portant une attention particulière au produit ou service que les gens voudront acheter et qui leur procurera un avantage précis ou une valeur ajoutée – personnellement ou à leur entreprise. Plutôt que de favoriser un groupe d’actionnaires, nos fonds vont à la recherche sur la santé mentale et cérébrale des enfants et nous dirigeons un programme de consultation sur le renforcement des capacités destiné aux prestataires de services fondés sur des faits probants en matière de santé mentale.

Chaque année, nous organisons la conférence Canada’s Top Investors.

Nous accueillons plus de 20 gestionnaires financiers qui parlent de leurs meilleurs projets d’investissement devant plus de 400 hauts dirigeants de banques, de caisses de retraite et de bureaux de gestion du patrimoine. Cela nous rapporte environ 1,5 million $ par année – jusqu’ici, nous avons recueilli plus de 4 millions $ pour la cause. Tout le monde vient à la conférence parce que cela profite à son entreprise. Pendant cette conférence de deux jours, nous prenons à peine 15 minutes pour parler de la santé mentale et cérébrale des enfants.

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Initiative « Cities Reducing Poverty » Ou Ces Villes Qui Veulent Réduire La Pauvreté | À L’écoute De Tous

Par: Megan Wanless, Animatrice communautaire senior

La pauvreté est un problème complexe qui ne peut être abordé en dehors de son contexte ni réglé par un nombre restreint de personnes. Nous savons que la pauvreté touche tout le monde, qu’elle peut être vécue de différentes manières et qu’elle comporte un grand nombre d’éléments et d’intervenants interreliés. Nous savons aussi que pour trouver des solutions globales à des problèmes complexes comme la pauvreté, les communautés doivent s’unir afin de mieux connaître leurs forces, comme leurs connaissances, leur expérience, leurs habiletés et leurs ressources, et de les mettre à profit. L’objectif est de bien cerner le problème et de prendre toutes les mesures nécessaires pour le régler.

Au fil des ans, l’idée de rassembler tous les intervenants afin de s’attaquer à des enjeux complexes a gagné beaucoup de terrain, notamment depuis l’introduction de la notion d’impact collectif, en 2011 (voir Kania et Kramer, 2011). Au cours des 15 dernières années, Collectivités dynamiques Canada (une division du Tamarack Institute) a créé un réseau de villes qui s’emploient à réduire ensemble la pauvreté. L’initiative Cities Reducing Poverty est un mouvement d’impact collectif regroupant 57 villes ou régions membres qui, ensemble, visent à réduire la pauvreté grâce à des interventions locales, tant au niveau des personnes que des ménages, ainsi qu’à des changements stratégiques et systémiques. Ces initiatives locales et multisectorielles sont étayées par des stratégies provinciales et territoriales de réduction de la pauvreté et par le récent mandat du gouvernement fédéral visant l’élaboration d’une stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. Nous observons actuellement un mouvement national qui cherche à éradiquer la pauvreté.

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Récits du passé, technologie nouvelle : les médias autochtones sortent des sentiers battus

Par Cara McKenna

Ryan McMahon découvre le pouvoir des voix avec le Makoons Media Group 

Janet Rogers, qui travaille en radio depuis dix ans, croit qu’il est temps pour les Autochtones d’innover dans les médias. Elle anime une émission intitulée Native Waves Radio sur CFUV à Victoria. « Nous sommes en train de récupérer ces outils tout seuls, sans le filtre colonisé. Nous apprenons peu à peu à créer une voix et à la faire vivre par l’entremise de la baladodiffusion. »

Ce n’est pas facile, selon Ryan McMahon, fondateur du Makoons Media Group, dont le succès le plus connu jusqu’ici est le réseau de baladodiffusion Indian & Cowboy. « Les Blancs ont toujours contrôlé le regard… et ce regard nous a toujours exploités et exploité nos faiblesses. » Pour changer la donne, McMahon est à développer sa vision d’un réseau de baladodiffusion autochtone, avec le soutien du Fonds de démonstration de l’innovation autochtone (FDIA).

Le FDIA soutient des organismes désireux d’élaborer ou développer un projet autochtone d’innovation sociale ou une entreprise autochtone à vocation sociale. Il est le fruit d’un partenariat entre l’Association nationale des centres d’amitié, Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) et La fondation de la famille J.W. McConnell.

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Donner une deuxième vie aux wagons du métro de Montréal et revitaliser l’espace public

Par Elvira Truglia 

Le sud-ouest de Montréal est en pleine mutation. Une partie de la population a des racines profondes dans l’arrondissement alors qu’une autre est attirée par les nouveaux logements et les occasions d’affaires.

Deux jeunes entrepreneurs veulent y créer un lieu unique qui rendra hommage à l’histoire de Montréal et permettra aux gens du quartier de socialiser et d’apprécier l’art. Les frères Frédéric et Étienne Morin-Bordeleau vont intégrer huit wagons du métro de Montréal, les MR-63, à une sculpture de trois étages qui abritera un espace communautaire, un café et une galerie d’art. À la suite d’un appel de soumissions au printemps, la Société des transports de Montréal (STM) a approuvé le Projet MR-63 et six autres qui visent à donner une deuxième vie aux wagons.

Les frères veulent rendre l’art accessible. MR-63 sera un lieu où les artistes émergents ou établis pourront exposer leur travail. C’est un des éléments qui a incité Benoit Dorais – maire de l’arrondissement – à endosser le projet avec enthousiasme.

Un nouvel espace public pour un arrondissement en transition

L’art aplanira les différences sociales dans cet arrondissement métissé. « Je crois qu’il faut offrir des lieux où tout le monde a l’occasion de se côtoyer », dit Dorais. Il voit MR-63 comme un moyen de « promouvoir les arts tout en respectant l’histoire du quartier, l’histoire du Sud-Ouest et l’histoire de Montréal ».

Il convient tout à fait d’installer l’édifice MR-63 dans le Quartier de l’innovation (QI), un district du sud-ouest de la ville où s’entremêlent culture, arts, économie et technologie.

Dorais estime que la forme sculpturale novatrice de l’édifice servira de carte de visite au projet, mais que les gens vont y rester et y revenir pour ce qu’il offre.

Les expositions feront connaître les artistes locaux, à qui on donnera l’occasion de parfaire leurs compétences en commercialisation et d’avoir leur propre entreprise.

Le café fera connaître des produits locaux et des fournisseurs soucieux d’écologie. L’espace communautaire offrira des activités publiques et on pourra le louer pour des événements privés.

« En deux mots, nous voulons que MR-63 serve à animer l’espace public », explique Dorais.

 

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Permettre à une nation de guérir grâce aux histoires

Par Pam Chookomoolin. 

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Crédit photo: Brandon MacLeod

J’ai lu un jour qu’il était impossible de réaliser de grandes choses sans connaissance. On dit que le savoir est synonyme de pouvoir. Mon propre cheminement vers l’illumination et l’habilitation a mené à une guérison personnelle et communautaire grâce à deux des outils les plus puissants que nous connaissons : les histoires et le partage.

J’ai fait mes premiers pas le long de ce chemin au printemps 2015 en m’inscrivant au Indigenous Reporters Program. L’épaisse couche de glace sur la rivière Winisk commençait alors à fondre et l’eau recommençait à couler le long de ma ville natale de Peawanuck en Ontario, qui se trouve à 32 kilomètres en amont de la baie d’Hudson. Celle?ci est l’une des 13 communautés éloignées de Premières Nations du nord de l’Ontario où ce programme a été mis sur pied par l’organisme Journalistes pour les droits humains (JDH).

Le journalisme est devenu pour moi un outil puissant qui me permet d’écrire et de partager mes histoires avec mes voisins, ma communauté et des Canadiens de partout au pays. Il m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances et m’a donné l’occasion de développer mes capacités. Il m’a également offert la possibilité de faire partie du paysage changeant des médias canadiens, un paysage qui commence lentement à refléter l’histoire et les données démographiques réelles de notre pays, et de participer à la guérison d’une nation.

Je n’ai pas toujours été capable de voir le portrait global ou de comprendre le rôle indispensable que peuvent jouer les journalistes autochtones dans le processus de réconciliation en partageant des histoires écrites selon leurs points de vue. En m’inscrivant au programme, je pensais seulement apprendre de la théorie journalistique. Mais après quelques semaines, et grâce une formation pratique, nous en étions déjà à partager des histoires et à discuter de l’incidence positive que peut avoir le journalisme.

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Nos stratégies de référence sont-elles dépassées?

Par Vinod Rajasekaran

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Selon les données de l’OCDE, le Canada consacre chaque année plus de 300 milliards $ aux résultats sociaux. Les enjeux sociétaux auxquels nous sommes confrontés – santé mentale, accès à une éducation de qualité pour les collectivités autochtones, pénurie de logements abordables – évoluent rapidement. Il faut donc y réagir avec souplesse et rapidité par la recherche, l’apprentissage, les approches expérimentales et reproductibles afin d’offrir aux gens la meilleure qualité possible de services, de soutien et de solutions, où qu’ils vivent au Canada.

 

C’est ici que la recherche-développement entre en jeu.

 

Les organismes canadiens sans but lucratif, caritatifs et d’entreprise sociale ont acquis de solides capacités, notamment en gestion des bénévoles et des donateurs, et en prestation de programmes. Si on reconnaît et on célèbre ces compétences, on s’entend de plus en plus pour dire que le changement social au XXIe siècle exige des capacités et des compétences solides dans un autre domaine : la recherche-développement, ou RD.

La RD permet d’offrir des produits et services nouveaux et améliorés dans le monde des affaires. De même, elle peut aider les organismes à vocation sociale à faire des avancées importantes et rapides dans les services et les solutions qui changent la vie des gens. En ce moment, il y a pourtant très peu d’organismes à vocation sociale qui intègrent de façon répétée un vaste éventail de nouvelles connaissances (sur le fonctionnement du cerveau et la façon de stimuler des comportements positifs, par exemple); de nouvelles technologies (comme l’apprentissage-machine); ou de nouveaux processus (comme la conception axée sur la personne).

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En innovation sociale, on prend le jeu au sérieux!

Article d’invité par Joanne Benham Rennick, PhD, Directrice, Schlegel Centre for Entrepreneurship & Social Innovation, Wilfrid Laurier University. Affiché à l’origine sur le de RECODE , ce billet est reproduit ici avec leur permission.

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La semaine dernière, j’ai joué une partie de ping-pong qui m’a fait rire aux larmes. Ce n’était pas une partie classique (pour ceux que ça intéresse). Nous étions trois de chaque côté de la table. La première personne faisait le service et courait à l’autre bout pour recevoir la balle du deuxième joueur, qui se ruait ensuite à ses côtés pour faire le troisième retour et ainsi de suite, jusqu’à ce que six corps en sueur se lancent d’un bout à l’autre de la pièce, armés de minuscules raquettes, le visage tordu de désespoir. L’ingéniosité et la faculté d’adaptation palliaient le piètre niveau d’expertise. Il fallait courir après la balle ratée et la faire rebondir sur le mur ou le plafond pour la remettre au jeu. Un coup dans le filet exigeait un rapide dégagement latéral pour éviter la collision imminente. Pas de place pour les spectateurs innocents! Il y a eu des grognements, des glissades, de folles envolées de raquettes, des efforts inouïs pour éviter les télescopages et des esquives fulgurantes. Une balle égarée a fait un gros bleu au mollet d’une joueuse. Mais le plus mémorable, ce sont les rires incroyables, tout droit sortis de l’enfance, qui ont jailli ce soir-là.

En y repensant par la suite, j’ai réalisé avec surprise que je n’avais pas ri autant depuis des lunes. J’ai la chance incroyable de faire un travail que j’adore avec des gens que je respecte et que j’apprécie. Je travaille à créer un changement positif, avec des étudiants et des collègues pleins d’énergie et d’enthousiasme. Nous abordons des questions vastes et complexes et nous prenons notre boulot au sérieux. Nous réfléchissons beaucoup à la pauvreté, aux lacunes du filet social, aux changements climatiques, à la disparition des espèces, à la discrimination et à toutes sortes d’autres problèmes qui se posent à la société. Nous travaillons sans relâche afin d’aider les étudiants et les membres de la collectivité à trouver des solutions novatrices qui soient à la fois transformatrices et réalisables. En repensant à ma partie de ping-pong, je me suis sentie un peu coupable d’avoir eu tant de plaisir à faire une activité apparemment improductive.

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Vers une réconciliation : quand la tension et l’inconfort permettent de faire un pas vers l’avant

J’ai participé la semaine dernière à la deuxième édition du Building Reconciliation Forum. Il s’agit d’un rassemblement annuel de deux jours dans le cadre duquel les participants réfléchissent au rôle des établissements d’enseignement postsecondaire quant à la mise en œuvre des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. J’y étais pour écouter et apprendre.

L’expérience m’a ouvert les yeux et atteint droit au cœur alors qu’un conférencier après l’autre soulignait les conséquences du passé colonial et du traitement génocidaire du Canada à l’endroit des Autochtones. Ces témoignages à la première ou troisième personne venaient toujours du fonds du cœur. Je suis reconnaissant d’avoir pu assister à cet événement et je ressens un sentiment de grande humilité face au courage des survivants venus raconter leur histoire.

Pour dire vrai, je commence tout juste à comprendre à quel point les traumatismes vécus dans les pensionnats influent sur la vie quotidienne actuelle des Autochtones. Pour reprendre les mots de la vice-rectrice de l’Université de l’Alberta Wendy Rodgers, « la sensibilisation face aux pensionnats et aux répercussions de la colonisation prend davantage la forme d’un lent réveil que d’une épiphanie ».

En deux mots, nous faisons le voyage ensemble et il est impossible de trouver des solutions de manière indépendante, encore moins d’en venir ainsi à une réconciliation.

J’ai aussi été frappé par la constance à laquelle on désignait le chemin vers la réconciliation comme une route à double sens. Plusieurs définitions ont été mises de l’avant puisqu’il s’agissait d’une conférence universitaire, mais tous s’entendaient pour dire que des relations sincères seront au cœur du processus de réconciliation. En deux mots, nous faisons le voyage ensemble et il est impossible de trouver des solutions de manière indépendante, encore moins d’en venir ainsi à une réconciliation.

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